Participons tous à l'atlas des papillons de jour de Martinique!

Publié le 8 Octobre 2015

Parmi tous les insectes, ce sont souvent les papillons de jours (les rhopalocères) qui sont les plus connus et les plus visibles, avec leurs couleurs vives et leurs vols gracieux. En Martinique, il existe une quarantaine d’espèces différentes, faisant parties des familles des piérides, des papilionidés, des nymphales, des hespéridés, des lycènes… Ces papillons vivent dans de nombreux milieux de l’île (prairies, forêts, mangrove, jardin, bord de mer…), souvent là où se trouvent les plantes dont leurs chenilles vont se nourrir.

Junonia evarete et ses "yeux" dessinés sur ses ailes

Junonia evarete et ses "yeux" dessinés sur ses ailes

Les différentes espèces de Martinique sont bien connues et faciles à identifier, cependant les connaissances sur leur biologie et leur répartition sont encore peu étudiées. C’est pourquoi Martinique Entomologie organise, au cours des années 2015 et 2016, un inventaire naturaliste participatif pour mieux connaître les papillons de l’île. Le but de cet inventaire est de créer un atlas des papillons de jour de Martinique, qui permettra de cartographier les zones où se trouvent chaque espèce et pouvoir déterminer si certaines d’entre elles sont en danger et ont besoin d’être protégées. Ce projet est financé par la DEAL Martinique.

Participons tous à l'atlas des papillons de jour de Martinique!

Cet inventaire participatif est ouvert à tous, petits et grands, débutants et spécialistes !

Chaque personne qui le souhaite peut noter les papillons qu’elle voit puis transmettre les données récoltées à l’association qui les compilera afin de créer les cartes de répartitions de chaque espèce sur l’île.

La nymphale cendrée Anartia jatrophae

La nymphale cendrée Anartia jatrophae

Comment participer à l’inventaire des papillons de jour de la Martinique :

Pour reconnaître les différents papillons de Martinique, vous pouvez télécharger le document de reconnaissance des papillons de l’île ci-dessous.

Vous pourrez aussi vous aider du livre « A la découverte des papillons des Antilles » de Lalita et Christian Brévignon (Edition PLB) ou de l’article scientifique de Jacques Pierre.

Des informations supplémentaires sur les papillons sont disponibles sur la page "Download" site de la SHNLH (Société d’Histoire Naturelle L’Herminier) (onglets « Fiches espèces » et « Dossiers pédagogiques » de la page Entomologie/Documents à télécharger).

 

 

Si vous n'arrivez pas à identifier les papillons mais que vous les avez pris en photos, pas de soucis:

Vous pouvez aussi nous envoyer vos photographies de papillons ou de chenilles (avec la date et le lieu de l'observation), à l'adresse mail de l'association ou les publier sur la page Facebook de l'association: https://www.facebook.com/martiniqueentomologie

Nous les identifierons dans la mesure du possible et intégrerons ces témoignages à l'Atlas. La détermination, si elle est possible, vous sera précisée en retour. N’oubliez pas de nous préciser les dates et les lieux correspondants aux photographies que vous envoyez.

 

 

 

Si vous avez identifiés les papillons que vous avez observés :

Le document de notation (téléchargeable ci-dessous) vous permettra de noter les différentes espèces observées pour chaque site visité à une date donnée. Un site peut bien sûr être visité plusieurs fois dans l’année, cela permettant d’augmenter les chances d’apercevoir le plus de papillon possible à cet endroit.

Une fois les papillons observés et notés sur le terrain, les données récoltées pourront être renvoyées à l’association par mail :

  • soit en les compilant dans le fichier excel téléchargeable ci-dessous, qui sera renvoyé une fois l’ensemble de vos prospections terminées,
  • soit en scannant les fiches de notation de terrain.

Si vous avez des papillons dans votre collection entomologique, vous pouvez aussi compléter le document ci-dessous pour référencer les spécimens de votre collection dans l’inventaire.

La piéride Phoebis sennae

La piéride Phoebis sennae

Voici la liste des espèces présentes en Martinique et qui seront recherchés tout au long de l’inventaire :

Les héspéries (14 espèces) :

  • La large Hespérie, Astraptes anaphus anausis (Godman&Salvin, 1896)
  • L’Hespérie verdâtre sans queue, Astraptes talus (Cramer, 1777)
  • L’Hespérie du Canna, Calpodes ethlius (Hübner, 1819)               
  • L’Hespérie à taches orange, Epargyreus zestos (Geyer, 1832)
  • L’Hespérie orangée grise, Hylephila phyleus (Drury, 1773)
  • L’Hespérie brun-beige à tache carrée, Nyctelius nyctelius agari (Dillon, 1947)
  • L’Hespérie brun-beige à tache sagittée, Panoquina lucas (Skinner, 1891)
  • L’Hespérie du bord de mer, Panoquina panoquinoides (Skinner, 1891)
  • L’Hespérie bleutée, Polygonus savigny (Latreille, 1824)
  • L’Hespérie élancée, Proteides mercurius angasi (Godman&Salvin, 1884)
  • L’Hespérie gris-clair, Pyrgus orcus (Stoll, 1780)
  • L’Hespérie à queues courtes, Urbanus obscurus (Hewitson, 1867)
  • L’Hespérie à queues longues, Urbanus proteus domingo (Scudder, 1872)
  • L’Hespérie orange, Wallengrenia ophites (Mabille, 1878)

 

Les lycènes (6 espèces) :

  • La Thécla bleu-gris, Allosmaitia piplea (Godman&Salvin, 1896)
  • La Thécla verte, Chlorostrymon simaethis (Drury, 1773)
  • La Thécla brune, Electrostrymon angerona (Godman&Salvin, 1896)
  • L’Argus minuscule, Hemiargus hanno (Stoll, 1790)
  • L’Argus gris clair, Leptotes cassius (WCramer, 1775)
  • La Lycène sans queue, Strymon bubastus (Stoll, 1780)

 

Les nymphales (8 espèces) :

  • Le Nacré américain, Agraulis vanillae (Linné, 1758)
  • Le Nymphale cendré, Anartia jatrophae (Linné, 1763)
  • Le Monarque, Danaus plexippus (Linné, 1758)
  • Le Flambé, Dryas iulia (Fabricius, 1775)
  • Le Nymphale du Bois-Canon, Historis odius (Fabricius, 1775)
  • Le Nymphale brun, Junonia evarete (Cramer, 1779)
  • Le Nymphale brun des mangroves, Junonia genoveva (Cramer, 1780)
  • La Feuille morte des bois de Campêche, Memphis dominicana luciana (Hall, 1929)

 

Les piérides (7 espèces) :

  • La Piéride jaune à deux tons, Aphrissa statira statira (Cramer, 1777)
  • La Piéride blanc lustré, Appias drusilla (Cramer, 1777)
  • La « Piéride du chou » antillaise, Ascia monuste (Linné, 1764)
  • Le “Soufré” à trait arqué, Eurema daira (Cramer, 1777)
  • Le “Soufré” bicolore des Antilles, Eurema venusta (Boisduval, 1836)
  • La Piéride orangée, Phoebis agarithe (Boisduval, 1836)
  • La Piéride jaune, Phoebis sennae (Linné, 1758)              

 

Les papilionidés (2 espèces):

  • Le Papillon des Petites-Antilles, Battus polydamas (Linné, 1758)
  • Heraclides androgeus (Cramer, 1775)

 

Deux espèces migratrices peuvent parfois passer sur notre île :

  • Le Diadème, Hypolimnas misippus (Linné, 1764)
  • La Belle-dame, Vanessa cardui (Linné, 1758)

 

De plus, le Castnia du Père Pinchon, Castnia pinchoni (Pierre, 2003) a été intégré à l’inventaire, car même s’il s’agit d’un hétérocères (papillon de nuit), il possède des caractéristiques propres aux papillons de jour (antennes en massue, vol de jour). Il s’agit d’une espèce endémique de la Martinique et il est peu connu car a été observé très peu de fois. Des données sur sa répartition seraient donc intéressantes pour mieux le connaître.

Enfin, une espèce semble avoir disparu de l’île, il s’agit du Flambeau nacré, Dione juno (Cramer, 1779). Il est donc peu probable qu’il soit observé, mais sait-on jamais, l’inventaire peut apporter des surprises !

Les nymphales Agraulis vanillae et Dryas iuliaLes nymphales Agraulis vanillae et Dryas iulia

Les nymphales Agraulis vanillae et Dryas iulia

Alors, tous à vos filets à papillons et à vos calepins, cherchez les papillons dans vos jardins et lors de vos sorties et faites-nous part de vos observations !

Pour toute information complémentaire sur ce projet d’inventaire des papillons de jour, vous pouvez nous contacter par mail : martinique.entomologie (at) gmail.com

L'hespéries fauve (Hylephila phyleus) et un couple d'hespérie poivre et sel (Pyrgus oileus)L'hespéries fauve (Hylephila phyleus) et un couple d'hespérie poivre et sel (Pyrgus oileus)

L'hespéries fauve (Hylephila phyleus) et un couple d'hespérie poivre et sel (Pyrgus oileus)

Rédigé par Bèt à fé

Publié dans #Lépidoptères

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